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Le
village de Sérignan-du-Comtat, situé
au nord du département de Vaucluse, dans
le canton Est d'Orange, compte aujourd'hui plus
de 2000 habitants.
Le
village a d'abord été une seigneurie
des comtes de Toulouse, pour devenir au Moyen-âge
le chef lieu d'une importante baronnie dont l'une
des principales titulaires en a été
Diane de Poitiers. Cette baronnie, qui a beaucoup
souffert lors des guerres de religion en 1563,
a duré jusqu'à la Révolution
Française.
Le village a ensuite fait partie du district d'Avignon
lors de la réunion du Comtat à la
France en 1791, puis au département des
Bouches-du-Rhône en 1792, et enfin celui
du Vaucluse en 1793.
Sérignan-du-Comtat
a eu un certain nombre " d'enfants célèbres
", dont le plus connu d'entre eux est Jean
Henri Fabre, grand entomologiste. Bien qu'il ne
soit pas natif du village, c'est à Sérignan
qu'il a passé la période la plus
féconde de sa vie.
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La façade
de l'église
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La présence
de l'homme sur la commune de Sérignan-du-Comtat
est ancienne puisque, grâce aux découvertes
qui y ont été faites (racloirs,
silex, couteaux, objet divers
), une occupation
préhistorique a été avérée.
Celle-ci s'est faite sur un rocher émergeant
de l'eau, qui devint ainsi le point de départ
de l'histoire de Sérignan.
C'est vers le VI° siècle avant notre
ère que les Phocéens et les Grecs
s'installèrent dans la région.
Vient ensuite l'occupation romaine qui a duré
près de cinq siècles et a été
marquée par toute une série de grands
travaux importants pour l'avenir du village :
terres défrichées, marais asséchés,
canaux creusés (Béal), carrières
de pierres crées au Nord-Est. C'est ainsi
que de nombreuses caves voûtées datant
de cette époque ont été retrouvées
dans le vieux village et en particulier "
au château ".
Ce n'est qu'après la chute de l'empire
romain que Guillaume 1er, l'un des princes d'Orange,
fit construire un château autour duquel
les gens se regroupèrent et construisirent
des murailles. C'est ainsi qu'est né Sérignan-du-Comtat
au XIIIe siècle.
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Diane de
Poitiers
Duchesse de Valentinnois
(1499_1566)
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Au cours du
XVIIe et XVIIIe siècle le village continua
son évolution hors des murs. Ces extensions
étaient entourées de muraillons,
sortes de murailles pas très hautes, dont
certains d'entre eux, à l'état de
vestiges, sont encore visibles aujourd'hui.
C'est au XVIIIe
siècle que les grands équipements
ont été construits sur la commune
:
- En 1747, l'hôpital rue du Moulin
- La nouvelle église entre 1757 et 1765
- La mairie entre 1725 et 1726.
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Il
est intéressant de noter que la première
maison de ville, devenue après la révolution
la mairie, se trouvait autrefois " au château
".
Concernant
les équipements, c'est dans le courant
du XIXe siècle que l'école des filles
est créée (entre 1853 et 1854),
comme celle des garçons (entre 1854 et
1856). C'est également au cours de ce siècle
que le lavoir, route de Camaret a été
édifié (1848), et que celui du Grand
Béal qui existait déjà, a
été reconstruit (1865). Enfin, l'Harmas
(entouré de murailles) a été
crée en 1880, et l'usine de soie sur la
route de Ste Cécile-Les-Vignes en 1857.
Par
la suite le village n'a cessé de s'étendre
et de nouvelles extensions sont visibles en particulier
à l'Est du village sur la route de Ste
Cécile-Les-Vignes, et au Sud de manière
plus récente, les nouvelles habitations
sous la forme de lotissement.
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Jean-Henri
Fabre (1823-1915)
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Pour
en savoir plus sur la vie de Jean-henri FABRE,
cliquez sur sa photographie.
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C'est
depuis 1922 que l'Harmas, est un musée
national.
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L'hotel
de ville et la fontaine
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